Libreville, le 08 juin 2022 (AGP) – La volonté des autorités gabonaises, en tête desquelles le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, de placer la femme au cœur des priorités du gouvernement s’est affirmée davantage, le 7 juin dernier en Conseil des ministres, par la soumission du Projet de Décret relatif aux centres de protection et de promotion sociale pour la prise en charge des femmes victimes de violences.

Tenu le 7 juin à Libreville, quelques jours après la célébration en différé de la Journée Nationale des droits de l’Homme, sous le thème « Pour des lois accessibles à tous» et plaçant les personnes vivant avec un handicap au premier plan cette année, ledit Conseil des Ministre, précise concrètement que ce Projet a, en effet, été pris en application des dispositions de l’article 26 de la loi n°006/2021 du 6 septembre 2021 portant élimination des violences faites aux femmes. Il définit les missions et l’organisation des centres de protection et de promotion sociale pour la prise en charge des femmes victimes de violences.

Dans le cadre du fonctionnement, la gouvernance est assurée par le Comité de Pilotage, le Comité Consultatif et les Centres. Ainsi, les centres de protection et de promotion sociale des femmes victimes de violences comprennent certains services dont le Service d’Accueil et Hébergement ; le Service assistance juridique et judiciaire ; le Service formation à l’insertion et le Service de l’administration générale. Un ensemble de structures qui tombent, nul doute, à point nommé. Ce, au regard du plaidoyer fait par la représentante de la Fédération Nationale des Associations des personnes handicapées du Gabon (FNAPHG), lors des assises relatives à la Journée Nationale des droits de l’Homme. Laquelle déplorait dans son mot de circonstance, le fait que les personnes handicapées « ne bénéficient pas d’une éducation et d’une formation professionnelle pour accéder au marché de l’emploi ». Elle a également fustigé qu’il n’existe aucune structure d’accueil pour leur formation, insertion et réinsertion (…) », non sans dénoncer les violences faites aux enfants scolarisés, à l’instar des enfants albinos. « Il est inconcevable que des enfants albinos puissent subir des violences telles que la mise au soleil, exposant leur peau à des cancers ou tout autre sévice ».

Cette commémoration de la JN des droits de l’Homme, a également été l’occasion pour la ministre de la justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas, de dire l’importance pour tous les citoyens de jouir de leurs droits. « Si l’accessibilité et l’accès aux lois constituent, pour nous tous et pour chacun, des conditions essentielles à la jouissance pleine et active de nos droits, elles le sont encore plus pour les personnes vivant avec un handicap. Comme chacun de nous et sur une base d’égalité avec tous les autres citoyens, les personnes en situation de handicap, doivent être assurées de pouvoir participer et contribuer pleinement à la vie de notre société », a-t-elle déclaré.

Soulignons par ailleurs, que cette journée a permis au représentant du gouvernement de revenir sur les spécificités de la Loi 006/2021 du 06 septembre 2021, notamment les formats prenant en compte les spécificités des différents handicaps.
Il est tout de même à souhaiter, qu’après le Conseil des ministres du 7 juin, les deux chambres de parlement (SENAT et ASSEMBLEE NATIONALE) adoptent dans les temps, le projet de Décret suscité, pour le bien de cette couche vulnérable de la population gabonaise.
Carine Edwige MINDZE