Le ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas, a ouvert récemment, le séminaire de sensibilisation sur les droits des conjoints survivants, à la mairie centrale de Libreville, à l’occasion de la 12e édition de la journée internationale des veuves, sous le thème : “Ensemble pour la défense des droits des conjoints survivants“.
Ce séminaire de sensibilisation sur les droits des conjoints survivants organisé à l’Hôtel de ville Libreville à l’endroit des maires et des chefs de quartiers des communes de Libreville, Owendo et Akanda, ainsi que des Associations et des ONG luttant pour le respect des droits des veuves, a vocation à s’étendre dans les autres localités du pays.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des droits de l’Homme et de l’Egalité des Genres, Erlyne Antonela Ndembet Damas, a procédé au lancement des travaux, aux côtés des maires de Libreville Christine M’Ba N’Tutume Mihindou, Owendo Jeanne Mbagou, et Akanda, Yvon Patrick Rombogouera.
Les différents intervenants ont éclairé l’assistance sur la tenue du Conseil successoral, la loi 006/2021 sur les violences faites aux femmes, les lois du code civil et pénal qui sanctionnent toutes formes de violences et spoliation des veuves, les procédures administratives et judiciaires pour accompagner les veuves dans leurs droits légaux. Autant de connaissances dont disposent désormais les séminaristes, et qui leur permettront d’avoir des voies et moyens pour régler toutes formes de violences infligées à des veuves pour une garantie réelle des droits des veuves, notamment leurs droits patrimoniaux et successoraux.
Erlyne Antonela Ndembet Damas a insisté sur le changement de mentalité, car la situation des veuves demeure préoccupante au Gabon. “Il y a encore trop de femmes qui sont touchées dans leur identité et dans leur dignité au moment du décès de leurs maris ! Il y a encore trop de veuves qui perdent leurs droits fonciers, leurs biens, leurs revenus et, parfois même, leurs enfants, à la suite du décès de leurs époux ! Il y a encore trop de femmes qui font l’objet de menaces physiques et verbales, qui sont expulsées de leurs domiciles alors même qu’elles sont encore traumatisées par la perte de leurs maris. Il y a encore trop de veuves qui, au lieu de faire sereinement le deuil de leurs époux décédés, sont obligées de faire face à des tracasseries administratives et judiciaires pour assurer la garantie de leurs droits et préserver leurs patrimoines“, a dénoncé le membre du gouvernement.
Ces comportements contraires aux us et coutumes de la société gabonaise devraient changer très vite selon la ministre de la Justice, en inversant la tendance et en mettant tout en œuvre pour que cesse ce fléau, afin que les veuves retrouvent, partout, leur dignité, et qu’elles se sentent protégées par la société.
La Garde des Sceaux s’est exprimée avec fierté, en rappelant la résolution 65/189 du 21 décembre 2010 que le Gabon a instituée est le résultat du remarquable plaidoyer de la Première dame Sylvia Bongo Ondimba pour ladite Journée à la tribune des Nations-Unies, et du dynamisme de la diplomatie gabonaise, conduite par le chef de l’État Ali Bongo Ondimba.
Ainsi, en tant qu’initiateur de ce combat mondial pour les veuves, poursuit-elle, “nous nous devons de montrer l’exemple dans l’amélioration de leur situation“, a dit Erlyne Antonela Ndembet Damas.
Occasion pour le ministre des droits de l’Homme de remettre officiellement aux maires principaux des communes du Grand Libreville des affiches et des exemplaires de la loi, pour une meilleure vulgarisation et appropriation des textes au sein de leurs différentes administrations et par les chefs des quartiers dans leurs arrondissements respectifs.
Chancelle Biket ONANGA