Dabou- L’organisation non gouvernementale (ONG) FADI (femmes d’actions et d’impact) a prôné mercredi 29 mai à la place publique du village de Gbougbo, situé à deux kilomètres de Dabou, la solidarité et l’autonomisation à l’endroit des femmes dudit village.

La présidente de l’ONG, Akré Annick, dans sa présentation, a indiqué que les femmes ne sont fortes que « quand les femmes sont ensemble, partagent les mêmes problèmes, regardent dans la même direction ». En ce sens, elle a recommandé un minimum d’organisation et la mise en place de stratégies pour parvenir à l’autonomisation.

« Quand on est en association c’est bon (,…) Vous devez vous organiser, pensez à ce qu’on doit faire pour que l’association du village marche », a-t-elle conseillé, prônant le changement de mentalité, comme condition pour lutter efficacement contre la pauvreté.

Selon Akré Annick, « sortir de la précarité est d’abord un état d’esprit, un changement mental avant d’être matériel », avant de clamer et conseiller « qu’on peut milliardaire même étant au village.. pourvue qu’on s’en donné les moyens, tout en allant à son rythme ».

Présente à cette activité, la présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de la région des Grands ponts (CNDH), Ablo Rachelle, a exhorté pour sa part, les femmes présentes à l’alphabétisation et la scolarisation massive des enfants.

« Il faut mettre les enfants à l’école, faire des cours d’alphabétisation (…) Il faut savoir lire et écrire même quand on est vieille.. c’est pour nous-même ».

Parlant d’autonomisation, Mme Ablo a proposé des séances de formation pour renforcer les capacités et inculquer des notions, d’organisation de son temps, de réalisation de projets et d’économies aux femmes et jeunes filles du village de Gbougbo.

Cette activité de l’ONG FADI devrait se poursuivre dans d’autres village de la commune de Dabou, a promis la présidente.