Marrakech, 19/03/2022 (MAP) – “La lutte contre les discours prônant la xénophobie et la discrimination : La discrimination basée sur le genre social comme modèle” a été le thème d’un colloque national organisé vendredi, à Marrakech, à l’initiative de l’Association Nationale des Avocats du Maroc.

Tenu en partenariat avec le ministère de la Justice, et le Barreau des Avocats de Marrakech, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme (8 mars), ce Colloque a été marqué par la présentation d’une série d’exposés axés sur l’importance des conventions internationales, ainsi que de la Constitution du Royaume de 2011 en termes de renforcement de la démocratie participative en matière de lutte contre le phénomène de la violence et des discours prônant la xénophobie envers les femmes.

L’accent a été mis aussi sur le rôle du Ministère Public dans la protection de la femme contre toutes les formes de violence, ainsi que sur la définition des discours de xénophobie via ces conventions internationales.

Les participants à cette rencontre scientifique qui s’insère dans le sillage d’une série d’étapes importantes en matière de lutte contre toutes les formes de discours xénophobes et discriminatoires, ont souligné la nécessité de fédérer les efforts de toutes les parties concernées, dont les institutions gouvernementales, les acteurs de la société civile, et les juristes spécialisés en vue de lutter efficacement contre cette problématique complexe et multiforme.

Ils ont estimé que la solution consiste en le renforcement du rôle de l’éducation au sein des établissements, à travers des cursus scolaires consacrant le principe de la parité, tout en mettant l’accent sur le rôle des médias et des espaces artistiques dans la sensibilisation sur les dangers liés aux discours alimentant la xénophobie et la discrimination basée sur le genre social, outre la violence numérique.

Intervenant à cette occasion, le président de l’Association Marocaine des Avocats du Maroc, Mohamed El Habib Ben Cheikh, a fait savoir que ce Colloque constitue l’une des étapes inscrite dans le sillage du programme de l’Association visant à lutter contre toutes les formes des discours de xénophobie et de discrimination.

“La discrimination à l’égard de la femme constitue l’un des phénomènes xénophobes totalement rejetés conformément aux dispositions des lois en vigueur au Maroc et de la Constitution du Royaume qui prévoit et consacre le principe d’égalité”, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.

Après avoir rappelé la ratification par le Maroc des conventions internationales en rapport avec ces questions, il a ajouté que l’ensemble des acteurs de la société civile, ainsi que des militants des droits de l’Homme se doivent d’oeuvrer en vue de lutter contre ce phénomène, à travers le développement de l’arsenal juridique et la mise en application effective des dispositions de la Constitution de 2011, ainsi que des conventions internationales liées à cette problématique.

De son côté, la coordinatrice du Comité de la femme avocate relevant de l’Association Nationale des Avocats du Maroc, Mme Zahra Nassim-Essabah, a relevé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, notant qu’elle a servi d’opportunité pour soulever un certain nombre de questions sur les multiples causes de la prolifération du phénomène des discours alimentant la xénophobie au sein de la société, considérés comme l’une des formes de violence.

Et de poursuivre que cette rencontre a servi aussi d’occasion pour engager la réflexion autour de solutions efficientes pour lutter contre ce fléau que ce soit à travers la protection ou la coercition, étant donné que le législateur marocain incrimine ce phénomène via la loi 103-13, soulignant l’impératif d’oeuvrer afin de trouver des solutions et des mécanismes à même de contribuer à la mise en application de la loi à l’encontre de tout contrevenant.

Lors de ce Colloque, les participants ont été amenés à approfondir le dialogue et la concertation autour de l’arsenal juridique, afin d’investir davantage en matière de lutte contre ce fléau sociétale et ses causes, tout en veillant à lutter contre la violence faite à la femme en tant que phénomène international.