.- ES: Maria KHADRAOUI-.

Dakhla – Le raid solidaire féminin Sahraouiya est de retour à Dakhla pour sa 9è édition avec deux nouvelles marraines, Rokhaya Diallo et Emilie Gomis.

Journaliste française, militante antiraciste, Mme Diallo a accordé un bref entretien à la MAP pour présenter l’association qu’elle soutient, à savoir “Excision, parlons-en !”.

1. Parlez nous de votre parcours et de l’association  que vous soutenez ?

Je suis journaliste et réalisatrice en France, je travaille énormément sur les sujets de justice sociale notamment de féminisme et d’antiracisme. J’ai choisi avec mon binôme de soutenir l’association « Excision, parlons-en » qui est une plateforme de prévention et de sensibilisation contre la pratique des mutilations génitales féminines. J’ai découvert cette association, basée en France, au cours d’un évènement caritatif et il m’a semblé très important de la soutenir. Ses actions permettent de sensibiliser l’opinion publique à ces pratiques et d’autres formes de mutilations, et de protéger les filles qui sont potentiellement en danger. Plusieurs clichés donnent l’impression que l’excision n’existe que dans certaines cultures, mais c’est une pratique qui existe malheureusement dans tous les continents et au sein de nombreuses communautés.

2. En tant que marraine de cette édition, quel message souhaiteriez-vous transmettre aux participantes et aux femmes de manière générale en partant de votre propre expérience ?

Je suis très honorée d’être marraine de cette édition de la Sahraouiya. C’est un vrai challenge personnel et un excellent moment en termes de rencontres. J’ai eu la chance de rencontrer des femmes venues de différents horizons. Le message que je souhaite transmettre ne concerne pas uniquement la compétition, mais plutôt la connaissance de soi et du soin de soi. Passer des épreuves extrêmes nous permet de prendre conscience de la valeur de notre propre corps et du soin que nous devons lui apporter pour qu’il puisse fonctionner dans des contextes contraignants.

3. Quel regard portez vous sur la situation des femmes marocaines ?

J’ai eu la chance de venir au Maroc l’année dernière, à Casablanca notamment. J’ai rencontré plusieurs femmes engagées dans le féminisme et avec lesquelles je souhaite prochainement collaborer. Je pense que plusieurs marocaines mènent des actions très inspirantes pour parvenir à une égalité réelle des droits entre hommes et femmes. Il y’a certes énormément de chemin à faire au Maroc comme partout. Il y’a beaucoup de choses qui se passent au Maroc et qui donnent de l’espoir quant aux conditions des femmes.